lundi 22 novembre 2010

La musique, mon thérapeute...

Je suis nue dans mon lit et je n’ai même pas envie de me toucher. J’écoute Karkwa :

« Marie tu pleures, pour rien.

Marie ton cœur, reviens! Marie, tu peux sortir.

T’as traversé le pire.

Même si il grêle au milieu de juillet, même si tu mêle, tes cheveux défaits.

Marie, tu pleures pour rien.»

Je suis nue dans mon lit Queen. Y’a personne à mes côtés. Personne pour me toucher. L’amour c’est de la marde. J’écoute Bernard Adamus en me disant que quelqu’un est de mon avis : l’amour c’est vraiment de la marde!

« Brun, la couleur de l’amour! Brun, la couleur de l’amour!»


Je suis dans mon lit Queen. Je me trouve niaiseuse d’être piteuse. Je pense aux gens qui m’aiment. Je pense à mon meilleur ami. Lui qui est toujours là. J’écoute Cold Play.

«When you try your best but you don’t succeed.

When you get what you want but not what you need.

When you feel so tired but you can’t sleep.

Stuck in reverse.

And the tears come streaming down your face.

When you loose something you can’t replace.

When you love someone but it goes to waste, could it be worst?

Lights will guide you home.

And ignite your bones.

And I will try to fix you»

Je me trouve niaiseuse, pis je pense à mon ex. Même si je ne l’aime plus. J’aimerais qu’il me dise les bons mots. J’écoute Vincent Vallière :

« Je me sens tout mélangée.

Messemble que tout ça m’ressemble pas.

Messemble que tout ça M’ressemble pas, j’aurais besoin toé de c’temps là.

Je suis tout essoufflée.

Je cours après je sais pu quoi.

Je cours après je sais pu quoi, j’aimerais ça que tu m’sers dans tes bras.

Dis moi donc que j’pas tout seul.

Dis moé qu’ça sert à rien que j’en veule à tout l’monde autour de moé.

Dis moé dont que tu m’comprends.

Dis moé qu’au bout, ya le printemps, que tout va s’arranger.»


Je pense à mon ex, pis ça me fait tout drôle. Comme si seulement lui pouvait me faire du bien. Ne serait-ce que pour faire du bien, il sait comment s’y prendre lui. J’écoute Camille.

«Je sais, Je sais, Je sais que les ex sexes c’est sexys!

Je sais, Je sais, Je sais que les ex sexes c’est sexys!

Les ex c’est comme un expresso ça se boit vite ça se boit chaud

c’est pas comme l’amour impossible. Les ex c’est toujours accessibles.

Seuls ustensiles : un bout de latex, un coup de fil et un duplexe,

ya plus besoin de mode d’emploi. On a déjà fait ça X fois.

Oui je sais, je sais, je sais que les ex sexes c’est sexys. »


Ça me fait tout drôle. Je pense au sexe, à une vieille histoire. Je pense à des histoires tordues Je trouve ça drôle. J’écoute Boris Vian.

« Fais-moi mal, Johnny, Johnny, Johnny. Envoie-moi au ciel! Zoum!

Fais-moi mal Johnny, Johnny, Johnny, Moi j’aime l’amour qui fait boum!

Tu me fais mal! Johnny, Johnny, Johnny, pas avec les pieds, non!!

Tu me fais mal Johnny, Johnny, Johnny, j’aime pas l’amour qui fait boum!»


Je pense au sexe, pis je pense à un mec à qui j’aurais longtemps voulu faire l’amour. Je chante Damien Rice à tue tête.

« FUCK YOU, FUCK YOU AND ALL WE’VE BEEN THROUGH,

I SAID LEAVE ME LEAVE LEAVE, THERE NOTHING HERE,

I SAY HATE ME, HATE ME, HATE ME SO GOOD

THAT YOU COULD LET ME OUT LET ME OUT, LET ME OUT,

IT’S HELL WHEN YOUR AROUND»


Je pense à un mec à qui j’aurais longtemps voulu faire l’amour, pis je pense au lendemain. Aujourd’hui, je lui dirais probablement dit comme Dumas.

«Rhabilles-toi ya plus personne.

Ferme tes yeux qui me questionnent.

Je vais vider les cendriers.

Rhabilles-toi ya plus personne.

J’te ferai signe quand j’trouverai ma vérité.

Rien ne sert de m’appeler il n’y a plus personne,

j’ai coupé le téléphone.»


Je pense au lendemain. Je pense à ma recherche. À mon article à remettre dans deux jours. Je pense à ma fin de session. Je pense à acheter mes cadeaux de Noel. Je pense à mon travail d’équipe que je viens de remettre. Je pense au lavage. Je pense…Je pense…Je pense …je ne pense plus. Je m’arrête. J’écoute Xavier Rudd.

« Silence, beating down.

Silence, All around.

And I’m peacefull, at least for now.

This is peacefullness that won’t be shared

it’s time for the spirit, it’s time unspent.

This is peacefullness that won’t be shared, it’s time alone»

Je m’arrête et je me dis que je suis bien. Je suis bien nue dans mon grand lit Queen. Je me dis que la musique est thérapeutique. J’écoute karkwa une dernière fois avant de mettre ma tête sur l’oreiller et allumer une étoile au pied de mon lit…

« Y avait l’hiver. Y avait le froid qui me tuait,

mais là c’est plus important.

Y avait le temps. Y avait les âges qui défilaient,

mais là je m’en fou vraiment.

C’est un passage obligé, un long couloir obligé, entre moi et moi-léger.

C’est une chanson de lumière. L’étape après la misère. L’émotion d’un courant d’air…»

...