Aujourd’hui, je me sens comme une fleur. Mon histoire débute avec celle d’un bourgeon. Un bourgeon qui ressemblait à tous les autres, sans rien de particulier. Une coquille rigide qui ne demandait qu’à éclore. Un jour, j’ai vu la lumière et, tranquillement, j’ai grandi. J’ai rencontré des brises d’été douces et légères qui m’ont fait danser. J’ai aussi connu des vents plus puissants qui m’ont apprise à me tenir droite. Je suis devenue plus forte, confiante et fière. Je n’étais alors qu’une tige et sans pétale, une fleur n’est pas une fleur. Elle n’est qu’une tige comme toutes les autres plantes, simplement
verte. Pourtant, la mienne était différente. J’ai toujours pensé que c’était les violentes tempêtes qui m’avaient rendues ces épines qui longent mon corps. Des tempêtes si puissantes que parfois, je pensais m’écraser au sol. Je me suis toujours relevée et j’ai grandi. J’ai grandi avec ces épines qui, plutôt que de rappeler un passé mouvementé, me prévoyaient un avenir particulier, celui d’une rose.

Aujourd’hui, je me sens comme une rose. La rose est symbole d’amour. De toutes les fleurs, la plus belle selon plusieurs. Sa couleur rouge flamboyante rappelle la passion, alors que les courbes discrètes de ses pétales soulignent la tendresse. Mais sans personne pour la reconnaître, une rose n’est pas une rose. Elle n’est qu’une fleur comme toutes les autres, avec des racines, une tige verte et des pétales. Un jour une personne m’a vue et, par curiosité ou attirance, m’a cueillie, déracinée, et m’a mise dans un joli vase. À
l’abri des tempêtes, je n’avais alors plus à attendre les pluies pour me nourrir, ni le soleil pour m’ouvrir. C’est par ses yeux fixés sur moi, que j’ai découvert que j’étais une rose. Un regard attentif et contemplatif. C’est sous cet œil que je me suis épanouie. J’ai continué de grandir. Ma tige est devenue plus robuste, mes pétales encore plus rouges. Pour cette personne, je n’étais pas qu’une simple rose, j’étais sa rose. Pour elle, j’aspirais à devenir la plus belle des roses.
Aujourd’hui, je me sens comme une fleur. Un jour, son regard s’est égaré. J’ai continué de grandir, de rougir pour maintenir cette personne près. J’ai parfumé mes arômes davantage pour l’attirer, mais en vain. Je suis peut-être une rose, mais sans son regard, je ne suis plus qu’une simple fleur.
Aujourd’hui, je me sens comme une plante. Un jour, mon
vase s’est retrouvé vide. J’ai perdu mon eau pour un déménagement, un nouvel emploi, une autre rose ou même une autre fleur qui sait? Je suis peut-être une fleur, mais comme toutes les autres, j’ai besoin d’eau. J’ai donc commencé à m’assécher. Mes pétales écarlates ont chuté et je suis redevenue verte, puis brune. Après quoi, je me suis allongée sur le sol, pour la première fois.
Aujourd’hui, je suis heureuse d’être une plante. Les plantes sont symboles de vie. Elles ne meurent jamais, elles se régénèrent et grandissent à nouveau. Les miracles de la nature leur donne une nouvelle chance. Je suis un bourgeon, mais je ne veux plus être une rose. Une rose est éphémère et n’est jolie et romantique que sous les yeux de celui qui la regarde. Non, quand je serai grande, je serai une marguerite. Ainsi, je n
e serai touchée que de la main d’un amoureux qui, en me dénudant un à un de mes apparats, me susurrera doucement : «Je t’aime : un peu, beaucoup, à la folie».
autre sujet possible; lhistoire de la femme ensanglantée avec ton amie qui lui a sauvé la vie!!
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